Acides gras polyinsaturés et Omega 3

Le point de vue de la science sur les omega 3

L’évaluation, via les études cliniques, de l’effet bénéfique de l’enrichissement en acides gras oméga 3 sur le système cardiovasculaire est généralement basée sur deux types de critères : - les critères intermédiaires, comme la triglycéridémie, la pression artérielle et l’hémostase. - les critères terminaux ou « durs » comme les complications cardiovasculaires et la mortalité cardiovasculaire et/ou totale.

La majorité des études d’intervention porte sur les critères intermédiaires et concernent des effectifs de population limités. Ces études montrent que l’enrichissement en acides gras oméga 3 peut conduire à une diminution de la pression artérielle chez les sujets hypertendus et à une diminution de la triglycéridémie chez des sujets hypertriglycéridémiques sans modification de la concentration plasmatique de LDL-cholestérol, paramètre considéré comme un facteur de risque coronarien critique.

En ce qui concerne les critères durs, les études répertoriées montrent qu’une intervention nutritionnelle comportant la consommation de produits riches en acide alpha-linolénique permet de réduire significativement la morbidité et la mortalité cardiovasculaires chez des sujets présentant au préalable des pathologies cardiovasculaires ou métaboliques (sujets ayant déjà présenté un infarctus par exemple). Il est important de noter que ces résultats sont confirmés par deux récentes méta-analyses.

* L’effet bénéfique des acides gras oméga 3 à doses nutritionnelles a également été recherché : il apparaît que les apports pharmacologiques ne sont pas strictement nécessaires, des apports proches de ceux recommandés en alimentation courante pouvant également être suffisants.



* L’enrichissement des denrées alimentaires en acides gras oméga 3. Justifications pour la population française. L’estimation du niveau de consommation des acides gras oméga 3 dans la population française constitue un élément essentiel permettant de déterminer le bien fondé de l’enrichissement de notre alimentation en ces nutriments. Deux principales études, l’étude INCA (étude portant sur un échantillon représentatif de la population française, sujets âgés de plus de 15 ans) et l’étude SU.VI.MAX (étude portant sur des adultes volontaires âgés de 35 à 60 ans) ont servi d’appui à l’estimation des apports en acides gras oméga 3 dans la population française adulte. Toutefois, il ressort de ces études que l’apport moyen en acide alpha-linolénique est très faible . Il apparaît que cet apport est essentiellement assuré par les produits animaux, l’huile de colza étant relativement peu consommée en France.

Il apparaît donc qu’une politique visant à accroître le niveau des apports en acides gras oméga 3 dans la population française est souhaitable. Modalités d’enrichissement et nature des acides gras oméga 3 à utiliser. L’augmentation des apports en acides gras oméga 3 peut être envisagée selon différentes modalités :

* Soit à travers une promotion de la consommation d’aliments naturellement riches: - augmentation des apports en acide alpha-linolénique par une consommation accrue d’huiles de colza ou de soja, ou d’huiles spécialement confectionnées (mélanges d’huiles) - augmentation de la consommation des acides gras polyinsaturés oméga 3 à longue chaîne (EPA et DHA) par une consommation accrue de poissons..

* Soit à travers l’opportunité d’enrichissement de certains aliments - enrichissement indirect via l’utilisation de graines de lin en alimentation animale - enrichissement direct via l’utilisation d’ingrédients ou d’extraits intrinsèquement riches en acides gras oméga 3 (huile de poisson).



Le Dr Dukan est l'auteur de "je ne sais pas maigrir" : 1 millions de Francais
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